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Harcko chien d'une vie

Montres moi ton chien je te dirai qui tu es !!

 

Domestiqué, urbanisé et  il faut l’avouer  quelque peu avili par la vie dans notre société,

le chien n’en demeure pas moins fondamentalement l’élément d’une meute. Il est confusément

conscient d’une hiérarchie dont il aura à gravir un à un les échelons. Cette ascension,

il la commence dès son plus jeune âge. Là, il ne rencontre comme obstacles que la volonté de ses

aînés ou de ses supérieurs (vous, en l’occurrence). Quand il se heurte à une volonté plus

forte que la sienne, il fait soumission. Sent-il, au contraire, un point de moindre résistance,

il se précipite dans la brèche et cherche à dominer.

 

 

Recréer la hiérarchie d’une meute

Pourtant, il n’est pas heureux ; il ne peut pleinement s’épanouir

que dans le cadre  artificiellement recréé de la meute. Dans cette

meute, il ne devrait y avoir qu’un seul chef/ l’homme. Le chien a

besoin de sentir au-dessus de lui une autorité qui le dirige, le guide et

à laquelle il obéira, même si, de temps à autre, il se rebiffe.

 

 

Céder à tous les caprices d’un animal est une erreur monumentale. Contrairement à ce qu’on pourrait

penser, le maître n’en sera pas plus aimé, au contraire. En situation de dominant, le chien est

perturbé, angoissé, déplacé. A la tête d’un royaume qui n’est pas le sien, il marque son

territoire en urinant sur le vôtre, en détruisant ce qui vous appartient, en refusant toute

espèce de directive et, partant, en se dérobant au dressage. C’est la faillite de toute

éducation, et il est préférable d’éviter d’en arriver là.

Comment ? en ne se laissant pas aller à une trop grande

indulgence. C’est d’ailleurs souvent un amour mal compris qui conduit

à toutes les catastrophes. 

 

 

Un chef de meute, un premier d’attelage font régner une discipline I de fer avec des procédés

parfois « musclés ». En sont-ils moins aimés, moins écoutés, moins suivis ? Au contraire !

Sans en référer à ces sociétés qu’il ne nous est pas donné d’observer communément, observons

l’attitude d’une mère envers ses petits. Elle prodigue soins et caresses aux nouveau-nés, mais,

trois semaines plus tard, elle commence à gronder, mordre et pincer pour rappeler à l’ordre

les contrevenants. Vers cinq semaines, à l’approche du sevrage, elle entreprend une véritable

éducation. Elle accepte avec une certaine condescendance les caresses, qu’elle considère dès

lors comme des actes d’allégeance du dominé envers le dominant, mais elle-même n’en prodigue

plus qu’avec parcimonie. Elle affirme son autorité par un contact physique ferme, parfois

bourru, mais rarement douloureux. Imitons-la. 

 

 

Les spécialistes ont sélectionné trois attitudes de dominance : l’élévation, l’inversion et la pronation.

Il n’est évidemment pas question de prendre un chiot par la peau du cou entre nos mâchoires !

Pour procéder à l’élévation, on saisit le petit sous les aisselles en calant bien les pattes

antérieures entre le pouce sur le poitrail et l’épaule avec les autres doigts. Dans cette

position, on élève le chiot à la hauteur de son visage en le regardant dans les yeux.

S’il s’agite, se dérobe, cherche à s’échapper, on le secoue en le grondant d’une voix forte.

Il se calmera rapidement et on s’empressera alors de le féliciter d’une voix douce et

encourageante. On répète l’opération à plusieurs reprises, en différents endroits et avec tous les membres de la famille.

Si la taille de l’animal ne permet pas de le soulever de terre, on procède différemment.

Placé derrière le chiot, on le dresse en nouant

ses deux mains sous le poitrail et en le maintenant avec les cuisses. Là encore, sa bonne

volonté sera encouragée et sa rébellion réprimée en le secouant par la peau du cou et en le

grondant. On complète l’exercice en retournant l’élève sur le dos ou en l’élevant dans cette

position. C’est l’inversion. 

 

 

Quant à la pronation, elle cherche à recréer l’attitude de soumission du domine envers son

dominant. L’élève est couché sur le flanc. On relève la patte antérieure se trouvant sur le

dessus puis, en maintenant l’animal fermement par la peau du cou, on lui manipule les pattes,

le museau, on lui retrousse les babines et on lui presse la mâchoire. On reconstitue l’image

même du pénitent qui demande grâce.

Ces exercices, finalement plutôt chaleureux, renouvelés souvent et avec régularité, créeront

des liens solides entre les parties en cause. A leur issue, le chiot acceptera de bonne grâce

et presque sans y penser les menues contraintes nécessitées par son entretien et son éducation.

 

Merci à Monsieur Philippe De Wailly Docteur Vétérinaire pour ces précieux conseils.

Passionnée depuis ma plus jeune enfance par les animaux, aimant partager avec mes amis et les personnes que j'aime pourquoi pas via la toile.

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