harcko chien d'une vie

Harcko chien d'une vie

Montres moi ton chien je te dirai qui tu es !!

Socialisation

« La socialisation est l’apprentissage des modalités de relations entre les membres d’un même groupe

constituant une société, c’est-à-dire vivant ensemble, tout en entretenant des relations mutuelles. »

Pr Queinnec 

 

Succédant à la période néo-natale végétative (moins de deux semaines), puis à la période dite de

transition ou d’éveil (deux à trois semaines), la période de socialisation joue un rôle primordial dans

l’évolution de la psychologie canine (vingt et un jours à la quatorzième semaine).

Au développement tout programmé des étapes précédentes succède une période dont l’importance

est déterminante et qui se déroule entre vingt et un jours et trois mois. C’est au cours de cette

époque de la vie que s’exercent de façon particulièrement sensible chez le chiot les influences diverses

du milieu extérieur.

 

Le temps de sommeil occupe alors environ un tiers de la journée. Dès l’âge de un mois, les chiots

dorment presque toujours séparément, pratiquement sans contact, bien qu’ils continuent tous,

toujours, à téter leur mère s’ils en ont la possibilité. Cela est du reste souhaitable pour leur devenir affectif. 

C’est entre la sixième et la septième semaine que se termine le sevrage : on observe un véritable rejet par

la mère des chiots trop envahissants et dont les dents de lait pointues commencent à rendre les tétées

douloureuses.

 

Les jeunes commencent aussi à courir ; ils sont dotés d’une bonne vision et d’une bonne olfaction et,

vers vingt-cinq jours, d’une bonne orientation auditive. C’est précisément à cette époque que se

développe le comportement social, à l’égard de la fratrie, de la lice, des humains et de leurs enfants,

et le comportement exploratoire qui s’exerce principalement sur les locaux, les ustensiles et les jouets.

Les contacts physiques fréquents

(toucher, caresses, jeux avec les humains) auront un rôle primordial pour le reste de la vie du chien et

permettront d’établir des liens d’amitié pour toujours.

Vers la fin du premier mois, parallèlement à la recherche des jeux et aux poursuites folles, les chiots

commencent à faire attention à tout ce qui remue. Ils explorent, reniflent, mâchouillent, déchirent tout

ce qu’ils peuvent attraper. 

 

Au cours de la cinquième semaine, on arrive à l’apprentissage de la « morsure inhibée(1) » :

les chiens se mordillent entre eux au niveau de la face ; ils se défendent et protestent en criant et en

grognant ; ils apprennent donc qu’ils ne peuvent pas mordre impunément.

Puis apparaît la « défense de l’objet » :

le chiot pose les membres antérieurs sur un jouet, un objet ou un os qu’il mâchouille et « couve »

du regard ;

lorsque les frères s’en approchent pour le dérober, il grogne et protège l’objet de sa patte.

L’incitation au jeu est constante. Le jeune animal aplatit l’avant du corps sur le sol et maintient

l’arrière-train soulevé : cela permet d’innombrables mouvements de la queue, véritables témoins

du bien-être et de la sympathie qu’il ressent.

 

La posture s’accompagne de jappements de joie. Victor Hugo ne disait-il pas que les chiens

« ont le sourire dans la queue » ?

A cette époque, déjà, on peut pressentir les divers comportements du futur adulte. Selon le docteur

B. Queinnec,

 

 

« la disposition à 1 apprentissage social est contrariée par la crainte, qui constitue le principal

facteur limitant de la capacité à développer les nouveaux attachements sociaux ». Cette période

de crainte se développe du reste dès la troisième semaine.

Après trois mois intervient la période juvénile qui commence avec la phase de hiérarchisation au cours

de laquelle se précisent les relations de dominance et de subordination. Les chiots se soumettent à un

chef plus fort et plus intelligent qu’eux, et il faut que chacun soit confronté à un grand nombre d’expériences

et de contacts hors de chez lui. 

 

A quatre mois, la hiérarchie étant bien établie, il se crée un renforcement de la socialisation primaire,

qui risque de régresser par raite d’une isolation même tardive (désocialisation). Pendant cette période,

« les contacts humains doivent donc être eux aussi impérativement maintenus et les relations renforcées ».

Suit alors, toujours dans la période juvénile, la phase dite d’organisation en bande (cinq a six mois).

C’est la période où le jeune vivant en bande apprendra à chasser et doit s’habituer à reconnaître le maître

comme chef de meute. 

 

Vous devez lui consacrer beaucoup de temps et l’habituer à obéir à vos ordres et à supporter les bruits

et le trafic  des villes.

Après le septième mois vient la phase de puberté. Les mâles commencent à marquer leur territoire et à

lever la patte, les femelles a avoir leurs premières chaleurs. L’animal se rebelle et n’aime plus obéir.

Certains essaient de devenir dominants.

Il ne faut pas céder, tout en manifestant un maximum d’amour et d’attention.

 

En somme, la socialisation joue un rôle essentiel dans l’éducation du chiot.

 

Elle vous incombera si vous choisissez un animal de cinq à sept semaines que vous voudrez élever

vous-même. Associée à un système éducatif privilégiant le positif (récompense de l’acte souhaité)

sans négliger le recours au négatif (punition), elle sert de base à toute formation.

 

Si vous préférez un chiot déjà élevé, vous choisirez un sujet de trois à cinq mois chez un éleveur

sérieux dont il vous suffira de poursuivre les enseignements. Un animal non « socialisé » connaît

de très grandes difficultés à s’adapter à une vie en société. Si l’on manque de patience, de

persévérance et d’une immense indulgence, il sera bon d’éviter d’adopter un tel animal.

Entreprendre son éducation, c’est s’attaquer à une tâche ardue,

ingrate, jamais terminée et très absorbante. Mais les joies qu’on en retirera seront immenses.

Ce seront celles, durement gagnées, que procurent les difficultés surmontées.

 

 

Merci à Monsieur Philippe De Wailly Docteur Vétérinaire pour ces précieux conseils.

 

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