harcko chien d'une vie

Harcko chien d'une vie

Montres moi ton chien je te dirai qui tu es !!

La Solitude

LA SOLITUDE POUR QU’IL LA SUPPORTE

Les canidés sont des animaux sociaux, c’est-à-dire qu’ils vivent en groupe avec une hièrarchie et des échanges

intra-spécifiques constants : visuels, olfactifs et, à l’intérieur de la meute, tactiles. Observez vos chiens : vous les verrez

rechercher le contact en se lèchant mutuellement, en frottant leur museau, en se mordillant pour un épouillage

symbolique qui renforce les liens entre individus.

Lorsqu’il est le seul chien de la maison, notre meilleur compagnon reporte ses attitudes ancestrales vers l’espèce

à laquelle il est imprégné depuis sa naissance, l’homme. Beaucoup de maîtres ont compris cela et ils ont des

échanges subtils, très personnalisés avec leur bête ; cela les aide à recevoir les messages qu’elle emet et à agir

sans aller à l’encontre de ses besoins profonds. D’autres bloqués hors de chez eux durant six, huit ou dix heures

afin de gagner leur vie, doivent abandonner leur chien chaque jour, bien à contrecœur.

Aussi, avant de donner des recettes, mieux vaut mettre les choses au point : le chien n’est pas fait pour être seul

et toutes les méthodes d’accoutumance que l’on emploiera pour l’y habituer ne seront qu’ imposés

par la civilisation cruelle du XXe siècle (le cas des enfants est bien souvent similaire, d’ailleurs).

UN APPEL AU SECOURS

Brusquement plongé dans la solitude, les réactions du chien varient selon son age et ses habitudes.

Des névroses s’installent progressivement, ou bien des crises brutales éclatent en l’absence du maître. Au cours de

cette période de « folie » le chien de la maison, si propre et si calme d’ordinaire va faire ses besoins sur le lit, ou

lacérer un coussin, reportant toute son angoisse sur un objet afin, par ce biais, de lancer un appel « au secours » desespéré

L’important, puisque souvent nous ne pouvons pas faire autrement, c’est de parvenir à lui constituer son univers, sécurisant

où il éprouve un certain bien-être et dont il peut tirer suffisamment de stimulis pour ne pas s’ennuyer.

Il faut qu’il soit, pour perler de langage moderne, « bien dans sa peau » en attendant le retour du maître, moment

ou il pourra « s’éclater » dans le jeu et la course en plein air.

UNE BOUFFEE DE MAITRE

Le chien qui vit depuis toujours dans la maison a acquis des habitudes ; il sait  où se coucher, où trouver de l’eau.

Il va aller renifler de temps en temps vos vêtements, votre chaise ou votre fauteuil pour prendre une bouffée de

maître et revivre ainsi votre présence. Il a aussi des objets de jeu qu’il peut transporter dans sa gueule d’un

endroit à l’autre, etc… L’idéal est donc d’accoutumer votre chien progressivement à l’absence, car, contrairement

à ce que certains scientifiques de laboratoire prétendent il n’aurai pas la notion du temps une heure d’absence

équivaudrait à plusieurs jours. il suffit d’avoir eu plusieurs chiens dans sa vie pour s’apercevoir que la joie, les

mouvements de reconnaissance, les invitations ludiques diffèrent grandement en intensité selon le laps de temps

écoulé.

Bien sur, un chien qui a vécu en chenil et qui ne connaît de l’homme que les mains qui apportent la gamelle

ne peut ressentir un manque si son propriètaire part, même pour plusieurs jours, pouvu qu’on lui donne à manger…

Car son monde est clos, il se limite à la surface de l’endroit où il vit. Son esprit est en veilleuse, sans besoins, sans

éteincelle d’intelligence, sans initiative. Il en va tout autrement pour le chien qui partage la vie du maître, qui

connaît ses habitudes, ses gestes, ses mouvements d’humeur. Celui-là est perpétuellement à l’écoute, il

pressent son maître comme un prolongement de lui-même ; nous pouvons aller jusqu’à dire qu’il le connaît

« par coeur ».

PENDANT UN MOIS OU DEUX

 

Il n’est, bien entendu, pas question d’abandonner pendant huit heures un chiot qu’on vient d’acquérir. D’une part,

parce qu’il doit avoir plusieurs repas par jour, d’autre part parce qu’il ne supporte pas la solitude. Ou bien, parce

que s’il la supporte cela prépare avec certitude un chien adulte qui traînera toute sa vie des problèmes

psychologiques graves . Aussi achetez un chiot au moment où vous êtes certain de pouvoir demeurer à la maison

toute la journée, ou du moins lorsqu’une personne sera présente, chaque jour, pendant un mois ou deux.

SILENCE C’EST BIEN

Dès l’arrivée du chiot, après une semaine environ adaptation, lorsque vous l’entendez couiner la nuit, pour

réclamer votre présence, comme s’il réclamait sa mère, faites la sourde oreille même s’il vous en coûte beaucoup.

Au bout de quelques jours, il aura compris que ses jérémiades ne servent à rien et qu’il doit retourner se coucher

dans son panier sur un vêtement que vous avez porté longtemps (bien imprégné de votre odeur).

Cette situation équivaut, dans son développement psychologique, à celle où les petits dansla nature, jadis

étaient laissés dans la tanière pendants des heures, alors que leurs parents allaient chasser.

Au bout d’un mois, lorsqu’i se sera bien familiarisé avec les habitudes de la maison, commencez à faire

intervenir les interdits. Il y a ceux notamment qui cont sanctionner les cris et les aboiements sans justification

pendant de brèves périodes « abandon »

On commence par laisser le chiot seul dans une pièce dont on sort en claquant la porte ostensiblement, comme

si on partait, mais ondemeure derrière ayant soi de se munir d’une provision de jouets appréciés et de friandises.

A chaque fois que le chien hurle, on rentre brusquement en criant « non silence ». S’il se calme on lui donne

le jouet en le félicitant « silence c’est bien ! » et on ressort aussitôt. ce manège se répètera plusieurs jours, à raison

d’une à quatre heure d’absence « attentionnée ». Pendant ce temps on en profite pour faire dans la pièce à côté

du bricolage ou du repassage ou tout autre activité silencieuse. Le but de cet exercice est de faire comprendre 

au jeune chien que le maître, même absent, est toujours là pour l’observer avec cette faculté qu’ont les dieux

de pouvoir sanctionner une mauvaise action et en récompenser une bonne.

Le chiot devra bien assimiler le sens du commandement « silence ! » qui servira plus tard à le faire taire à tout

moment.

LA FORCE DE L’HABITUDE

Lorsque le maître devra laisser son chien seul pour plusieurs heures, celui-ci abordera l’épreuve avec petience

que seule donne l’habitude. Il sait que son maître revient toujours, quel que soit le temps écoulé, il sait que dans

la maison il est chez lui, avec son coin toilette son coin jeu où se trouvent ses objets, son coin repos où est

étalé un vêtement qui sent bon le maître.

Il faut également qu’il sache que dès le retour de son maître, il aura droit à une longue promenade en liberté, en sa

compagnie afin de se défouler par le jeu, la course, l’exploration de territoire étrangers.

Si on ne peut offrir ce type de conditionnement à son chien et consentir quelques sacrifices pendant les

premiers temps de vie commune, il vaut mieux ne pas prendre de bête…

Prendre un chien adulte est une autre histoire. Il ne faut pas oublier que tout chien a un passé…

Il peut avoir acquis de bonnes habitudes, mais il ne faut pas se leurrer, en général, un chien qu’on donne ou

qu’on vend a presque toujours un problème ; sinon on ne s’en séparerait pas.

Par contre, curieusement et paradoxalement, ce sont les chiens abandonnés dans la rue etqui ont beaucoup

souffert avant de se retrouver dans les locaux d’une socièté protectrice, qui ontla plus grande capacité de

patience et d’amour et qui sont prêts à se plier à tout pourvu qu’on leur offre un minimum de confort matériel

et de nourriture mais aussi, et surtout de caresses et de paroles douces qu’on va chercher au fond de son

coeur. Il y a aussi le cas du chien qu’on a élevé près de soi en étant continuellement disponible, ou celui qui

a vécu dans un jardin en l’absence de son maître mais avec une foule de sollicitations qui l’empêchaient de

s’ennuyer et qui se retrouce soudain transplanté dans un appartement, enfermé entre des murs, dans le

silence, avec pour toute distraction des objets immobiles.

La méthode d’accoutumance à la solitude devra procéder de la même manière que pour le chiot : par étapes

coutes mais nombreuses, qui permettent au chien de s’intégrer dans son nouveau milieu, en le dominant.

UN COMPAGNON PAS TROP EXUBERANT

En cas de force majeure, il est capable de s’accoutumer à tout pour faire plaisir à son dieu, à condition qu’il

se sente dans son territoire de nidation -la maison- et qu’on lui laisse de quoi se rassurer (vieux vêtements,

objets de jeu), sans oublier je ne le répèterais jamais assez qu’on lui permette des ébats joyeux au retour

du maître, au cours de longue promenades avec des jeux et des exercices partagés où il puisse canaliser

son énergie et retrouver la vie sociale à lauqelle il aspire.

Un autre moyen d’allèger sa solitude, c’est de lui donner un compagnon pas trop exubérant et avec lequel il

s’entende bien, un chat par exemple.

Le chat n’étant pas un animal de meute, il se fait très bien au silence feutré dela maison vide et il ne souffre

pas comme le chien de la solitude. Le calme et la patience de l’un retentira sur l’autre tout en constituant

une présence amie.

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